Elle a été prise après que les données gouvernementales ont révélé que les risques d’inflation, tant pour les consommateurs que pour les producteurs, sont demeurés élevés en août. Ces événements ont incité Vanguard à revoir à la hausse ses prévisions à l’égard du taux directeur de la Fed à la fin de l’année. Nous prévoyons une autre hausse, qui laisserait la fourchette cible de fin d’année de la Fed pour le taux des fonds fédéraux entre 4 % et 4,25 %.
Une progression constante des taux
La première hausse de taux de la Fed depuis juillet 2023 n’a pas été surprenante. Après l’annonce de la Fed concernant la politique monétaire en juillet 2026, les marchés des contrats à terme estimaient que la probabilité d’une hausse des taux en septembre était à peine supérieure à 50 %. Toutefois, après la publication des données sur l’inflation en août les 10 et 11 septembre, la probabilité a grimpé à plus de 90 %.
Entre-temps, les taux obligataires ont augmenté de façon constante, car les cours obligataires ont baissé. Jusqu’au 16 septembre, le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans a augmenté de 34 points de base (à 5,01 %) depuis que la Fed a maintenu son taux directeur inchangé le 29 juillet et de 83 points de base depuis le début de l’année. Le taux des obligations du Trésor américain à 30 ans s’établissait à 5,35 % au 16 septembre.
Un point de départ favorable pour les obligations
Parmi les facteurs à l’origine des récentes fluctuations du marché obligataire, outre l’attention portée par la Fed à l’inflation, figurent les inquiétudes liées à la persistance des déficits budgétaires et à la concurrence croissante pour les capitaux dans le contexte d’un cycle d’investissement porté par l’IA.
Pendant la majeure partie de la décennie qui a suivi la crise financière mondiale, les investisseurs obligataires ont connu un contexte de taux exceptionnellement bas et de potentiel de revenu limité. Aujourd’hui, cette situation semble très différente. Les taux directeurs plus élevés se sont traduits par des taux de rendement nettement plus élevés dans de nombreux segments de titres à revenu fixe, créant un point de départ beaucoup plus solide pour les rendements futurs. Dans le passé, le taux de départ a été l’un des indicateurs les plus fiables du rendement des obligations à long terme, ce qui rend le contexte actuel beaucoup plus intéressant que celui dans lequel les investisseurs naviguaient il y a à peine quelques années.
Et en cas de ralentissement économique important qui inciterait probablement la Fed et d’autres banques centrales à stimuler la croissance en réduisant les taux, les obligations offrent un potentiel de croissance qui était largement absent en 2022.
En termes simples, les taux plus élevés ont considérablement amélioré les occasions pour les investisseurs en titres à revenu fixe, tout en offrant une plus grande protection potentielle contre la volatilité des marchés boursiers.
Remarques :
Tout placement est assujetti à des risques, notamment à celui de ne pas récupérer les fonds que vous avez investis.
Les fonds obligataires sont assujettis au risque qu’un émetteur manque à son obligation de faire les paiements à temps et que le cours d’une obligation chute en raison d’une hausse des taux d’intérêt ou des perceptions défavorables à l’égard de la capacité de la société émettrice d’effectuer ses paiements.