Le Canada entame 2026 sur des bases plus solides que prévu, ce qui laisse entrevoir une année de résilience et d’occasions. Après une année 2025 difficile et marquée par l’incertitude tarifaire, les investissements faibles des entreprises ainsi qu’un ralentissement du marché de l’emploi, les conditions s’orientent vers un rebond notable. Les secteurs canadiens se sont ajustés au nouveau contexte tarifaire et la forte croissance aux États-Unis devrait soutenir les exportateurs du Canada, où les craintes à l’égard de la croissance mondiale en 2025 ont lourdement pesé sur les investissements des entreprises. Le Canada conserve un avantage structurel, soit l’un des taux tarifaires effectifs les plus bas en regard de ceux des partenaires commerciaux des États-Unis, ce qui positionne le pays de façon à ce qu’il puisse accroître sa part de marché à mesure que les chaînes d’approvisionnement se normaliseront.

Figure 1 : L’avantage commercial relatif s’est amélioré pour le Canada

 Un graphique montrant l’amélioration de l’avantage commercial relatif du Canada, calculé par Vanguard à partir de données d’Oxford Economics et de la Commission du commerce international des États-Unis.

Remarques : Les attentes après la journée de la libération sont mesurées à l’aide de tous les tarifs douaniers annoncés en date du 27 mai 2025. Les taux tarifaires de 2024 sont mesurés à l’aide des volumes d’échanges et des droits sur les importations du quatrième trimestre de 2024.

Sources : Les calculs de Vanguard sont fondés sur les données de Oxford Economics et de la US International Trade Commission. Données au 12 septembre 2025.

Par ailleurs, les conditions de l’économie canadienne s’améliorent. Le marché de l’emploi s’est nettement affaibli dans la première moitié de 2025, mais a amorcé un solide rebond dans la deuxième, soutenu par le ralentissement de la croissance de l’offre de main-d’œuvre et la stabilisation des politiques commerciales. Toutefois, une partie de cette reprise s’explique par une hausse de l’emploi à temps partiel et une baisse du taux de participation de la population active. Par ailleurs, les données sur le PIB pour 2023 et 2024 ont été considérablement révisées à la hausse, en raison de la hausse des dépenses de consommation et des investissements des entreprises. Ces révisions ont fait grimper les prévisions de productivité et présenté des perspectives de croissance plus résilientes. De plus, le PIB réel a augmenté de 2,6 % au troisième trimestre, bien que cette expansion ait été largement alimentée par la baisse des importations et la hausse des dépenses publiques plutôt que par une reprise généralisée. De plus, le Canada devrait profiter de la reprise prévue de la croissance économique aux États-Unis. Vanguard prévoit que le PIB réel des États-Unis s’accélérera pour atteindre environ 2,25 % en 2026, avec une probabilité importante de 60 % d’atteindre une croissance de 3 % au cours des prochaines années, ce qui est nettement supérieur aux prévisions consensuelles et à celles des banques centrales. Ces perspectives solides sont soutenues par l’accélération des investissements en capital axés sur l’IA et les mesures budgétaires favorables.

Ensemble, ces dynamiques donnent à penser que le Canada surpassera les attentes consensuelles. Nous prévoyons une croissance du PIB réel d’environ 1,6 % en 2026, soutenue par la résilience de la consommation, l’amélioration des conditions du marché de l’emploi, les paquets d’aide budgétaire, la position commerciale concurrentielle et une combinaison de politiques favorables. L’inflation devrait tourner autour de 2,5 %, ce qui permettra à la Banque du Canada (BdC) de garder une position expansionniste sans compromettre la stabilité des prix. Même si des risques persistent, en particulier en ce qui a trait à l’évolution de l’ACEUM et à la volatilité des prix du pétrole, les forces structurelles et l’approche pragmatique en matière de politiques au Canada laissent entrevoir une résilience soutenue à mesure que les conditions mondiales se stabilisent et que les investissements prennent de l’ampleur.

Politique monétaire

À sa réunion du 10 décembre, la BdC a choisi de maintenir son taux directeur à 2,25 %, le plaçant dans la partie inférieure de la fourchette neutre estimative. Cette décision reflétait plusieurs signaux économiques encourageants, notamment la baisse du taux de chômage, la solide croissance de 2,6 % du PIB au troisième trimestre, qui a été stimulée par d’importantes révisions à la hausse, et l’inflation de base élevée à 2,8 %1. Le gouverneur Tiff Macklem a souligné que le taux actuel se situe « à peu près au bon niveau pour maintenir l’inflation près de 2 % tout en aidant l’économie pendant cette période d’ajustement structurel ».

L’écart de production du Canada s’est resserré, ce qui témoigne de la baisse du chômage et des révisions à la hausse du PIB. Parallèlement, la production potentielle a grimpé en raison des hausses annuelles importantes de la croissance de la productivité. Le taux annuel de 2022 à 2024 a été relevé de 0,7 point de pourcentage, grâce à l’augmentation des dépenses de consommation et aux investissements des entreprises plus forts que prévu. Bien que le PIB potentiellement plus élevé sous-entend habituellement une plus importante capacité excédentaire de l’économie, l’effet neutralisant de l’amélioration de la productivité signifie que la capacité excédentaire a en fait fondu. Dans l’ensemble, la réduction de la capacité excédentaire donne à penser que la Banque du Canada devrait procéder avec prudence à l’égard des réductions de taux, car un assouplissement trop musclé pourrait entraîner la surchauffe d’une économie qui se rapproche maintenant de sa pleine capacité. Par conséquent, la BdC fera preuve de prudence avant de procéder à d’autres réductions.

Comme nous l’avons mentionné dans nos perspectives précédentes, les initiatives de politique budgétaire canadiennes, comme les dépenses en infrastructures à grande échelle, les programmes de logement, les crédits d’impôt pour l’économie propre et les engagements en matière de défense établiront un plancher jusqu’auquel iront les baisses du taux directeur, car ils stimuleront une demande importante et soutenue dans l’économie. Comme les paquets d’aide budgétaire soutiennent la croissance et l’emploi, la Banque du Canada aura moins besoin de réduire son taux de façon énergique pour stimuler l’activité.

Récemment, les attentes d’une hausse de taux au Canada au cours de la seconde moitié de 2026 ont grimpé. Toutefois, ce scénario est peu probable pour plusieurs raisons. Premièrement, la dynamique du marché de l’emploi révèle que la baisse du taux de chômage à 6,5 % en novembre est largement attribuable à la création d’emplois à temps partiel et à la baisse du taux de participation de la population active, plutôt qu’à la vigueur généralisée de l’emploi. Deuxièmement, l’incertitude commerciale persiste, les entreprises demeurant prudentes à l’égard des investissements en capital. Plus important encore, l’inflation devrait ralentir, car les tarifs de représailles prendront du temps à se répercuter sur l’économie, la baisse des loyers devrait atténuer l’inflation du prix des habitations et l’essoufflement de la croissance démographique devrait alléger les pressions globales sur les prix.

La figure 2 illustre l’écart entre les taux directeurs des États-Unis et du Canada, qui a atteint son plus haut niveau avant la hausse de 25 pb du 10 décembre de la Réserve fédérale américaine (Fed). Nous nous attendons à ce que cet écart se resserre légèrement en 2026, car la Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %, tandis que la Fed dispose d’une marge de manœuvre limitée pour réduire son taux sous son niveau neutre estimé d’environ 3,5 %, en raison de la résilience de la croissance aux États-Unis et des pressions inflationnistes persistantes. Selon nos prévisions, le taux directeur de la Fed devrait s’établir à 3,5 % d’ici la fin de 2026. Cette trajectoire devrait soutenir le dollar canadien.

1Moyenne de l’IPC médian et l’IPC tronqué, mesure de l’inflation de base privilégiée par la Banque du Canada

 

Figure 2 : Écarts entre le taux directeur du Canada et celui des États-Unis

Un graphique représentant l’écart des taux directeurs entre les États-Unis et le Canada, en mettant en évidence le point juste avant la hausse de 25 points de base de la Réserve fédérale le 10 décembre.

Source : Bloomberg

 

Inflation

L’inflation globale (IPC) est demeurée stable à 2,2 % en novembre, même si les prix des aliments ont bondi de 4,7 % sur 12 mois, soit leur rythme le plus rapide en près de deux ans. Les conditions météorologiques extrêmes, les droits de douane américains sur les producteurs de café qui ont une incidence sur les chaînes d’approvisionnement et la réduction des troupeaux de bovins ont été des facteurs clés, les effets les plus prononcés ayant été observés dans le cas du bœuf surgelé et du café.

Les mesures de base préférées de la Banque du Canada, soit l’IPC médian et l’IPC tronqué, se sont repliées de 20 points de base pour s’établir à 2,8 %. Par ailleurs, la moyenne mobile sur trois mois de l’inflation de base désaisonnalisée est proche de la cible de 2 % de la Banque sur une base annualisée, l’IPC tronqué s’établissant à 2,4 % et l’IPC médian à 2,2 %.

L’inflation globale en 2026 devrait demeurer volatile, en raison des fluctuations des prix des aliments et de l’énergie et des effets de base d’ordre fiscal découlant du congé de TPS/TVH accordé du 14 décembre 2024 au 15 février 2025. Les fluctuations des prix du pétrole pourraient accentuer davantage cette volatilité. De plus, le resserrement des règles d’approvisionnement ou les concessions sectorielles au cours de l’examen conjoint de l’ACEUM au milieu de 2026 pourraient exercer des pressions sur les coûts en raison de la hausse des coûts des importations et des perturbations des chaînes d’approvisionnement.

L’inflation de base devrait rester ancrée dans une fourchette autour de 2,5 %, ce qui permettra à la Banque du Canada de maintenir une politique expansionniste sans compromettre la stabilité des prix. Nous nous attendons à ce que l’inflation de base clôture 2026 près de 2,3 %, soutenue par plusieurs facteurs désinflationnistes. Le ralentissement de la croissance de la population devrait réduire la demande de logements et exercer des pressions à la baisse sur les loyers. L’élimination graduelle des tarifs de représailles en vertu de l’ACEUM atténuera graduellement les pressions sur les coûts des biens importés et des chaînes d’approvisionnement du secteur manufacturier, ce qui tempérera l’inflation dans les catégories de biens de base. De plus, le vigoureux dollar canadien a déjà réduit les prix des importations et il devrait demeurer résilient jusqu’en 2026, ce qui renforce la tendance de ralentissement. Sur le marché de l’emploi, comme le montre la figure 3, le nombre de Canadiens en situation de chômage de longue durée s’est stabilisé à un niveau élevé depuis le milieu de 2023, ce qui a accru la capacité dans l’économie, comprimé la croissance des salaires et freiné les dépenses de consommation, ce qui a estompé davantage l’inflation de base.

Figure 3 : Nombre de Canadiens en situation de chômage de longue durée

Un graphique affichant le nombre de Canadiens qui vivent un chômage de longue durée.

Source : Statistique Canada

L’inflation de base sera également touchée par les dépenses budgétaires déposées dans le budget canadien. Ces dépenses exerceront une légère pression à la hausse sur l’inflation de base, en particulier au-delà de 2026, car la demande stimulée par les paquets d’aide interagit avec les contraintes structurelles. À court terme, l’inflation demeure contenue en raison des forces désinflationnistes neutralisantes, mais il est possible que l’inflation grimpe si l’amélioration de la productivité tire de l’arrière.

La figure 4 montre que les mesures de l’inflation ont diminué en novembre, l’IPC médian et l’IPC tronqué passant de 3,0 % en octobre à environ 2,8 %, ce qui indique que les pressions sous-jacentes sur les prix se rapprochent de la fourchette cible de la Banque du Canada. Ce ralentissement devrait se poursuivre en 2026.

Figure 4 : Les pressions sous-jacentes sur les prix s’atténuent à mesure que l’inflation globale se stabilise

Un graphique montrant la tendance des pressions sous-jacentes sur les prix et de l’inflation globale au Canada, indiquant une stabilisation de l’inflation globale.

Source : Statistique Canada

 

Croissance du PIB

L’économie canadienne a progressé à un rythme annualisé de 2,6 % au troisième trimestre, dépassant de loin les attentes d’environ 0,5 %. Cette hausse inattendue est principalement attribuable à la robustesse des dépenses publiques et à l’amélioration marquée de la balance commerciale. Les dépenses fédérales ont bondi, en particulier dans la défense, les dépenses consacrées au matériel militaire ayant bondi de 82 %.

Toutefois, les données globales masquent la faiblesse sous-jacente. La hausse du PIB est en grande partie attribuable à la forte baisse des importations, qui gonfle mécaniquement la croissance, mais qui signale une demande intérieure moindre. La baisse des importations reflète souvent une réduction de la consommation et des investissements et peut perturber les chaînes d’approvisionnement, nuire à la production et éroder la compétitivité. En effet, la consommation des ménages a reculé de 0,4 %, tandis que la demande intérieure finale a fléchi de 0,1 %. Les investissements des entreprises ont continué de diminuer et les sociétés ont réduit leurs stocks dans un contexte d’incertitude accrue.

L’élément le plus encourageant de l’économie canadienne est la révision à la hausse substantielle des données sur le PIB pour 2023 et 2024, qui témoigne de l’amélioration des dépenses de consommation et des investissements des entreprises. Ces ajustements ont fait grimper les prévisions de productivité et laissé entrevoir des perspectives de croissance plus résilientes. Comme le montre la figure 5, le PIB par habitant révisé (estimation rajustée) est beaucoup plus élevé que dans les prévisions précédentes. Cette révision laisse entrevoir un raffermissement de l’économie et donne à penser que la capacité excédentaire dans l’économie est beaucoup plus faible que prévu.

Figure 5 : Le PIB du Canada est revu à la hausse : croissance plus forte que prévu

Un graphique illustrant la révision à la hausse des prévisions de croissance du PIB du Canada, montrant une croissance économique plus forte que prévu.

Source: Bloomberg

Pour 2026, la position mesurée de la Banque du Canada, qui maintient les taux près de la limite inférieure du niveau neutre, soutiendra les secteurs sensibles au crédit, comme les biens durables et le marché de l’habitation en difficulté. Les mesures de relance annoncées dans le budget de 2025 donneront un modeste coup de pouce, tandis que les réformes structurelles, comme l’abaissement des barrières commerciales entre les provinces et la réduction de l’écart entre les États-Unis et le Canada en ce qui concerne la productivité de la main-d’œuvre après la crise financière mondiale, renforceront le potentiel de croissance à long terme du Canada.

Les perspectives de croissance du Canada dépendront fortement de l’issue des négociations de l’ACEUM avec l’administration américaine. Washington exerce des pressions pour obtenir un accès élargi au marché laitier canadien, la suppression des restrictions provinciales sur l’alcool des États-Unis et des révisions à la Loi sur la diffusion continue en ligne et à la Loi sur les nouvelles en ligne, qu’elle considère comme discriminatoires à l’égard des fournisseurs de services numériques aux États-Unis. L’incapacité de répondre à ces demandes pourrait entraîner une hausse des droits de douane ou la perte de l’accès préférentiel aux marchés, ce qui nuirait considérablement aux exportateurs canadiens et augmenterait les coûts pour les entreprises.

La diversification des relations commerciales et l’élimination des barrières interprovinciales demeurent des objectifs importants, mais ce sont des projets à long terme qu’il faudra des décennies pour réaliser. Par conséquent, un dénouement positif des négociations de l’ACEUM est essentiel au maintien de l’élan économique du Canada. À court terme, les mesures budgétaires devraient aider à protéger l’économie, y compris l’augmentation des dépenses dans le secteur de la défense (qui devraient représenter 5 % du PIB d’ici 2035), une réduction d’impôt pour la classe moyenne, l’élimination de la taxe sur le carbone pour les consommateurs, les garanties sur prêts garantis par le gouvernement et le soutien en matière de liquidités. Toutefois, une incertitude considérable persiste quant à l’exécution des projets mis en œuvre par le gouvernement et à la question de savoir si les dépenses dans le secteur de la défense auront des retombées positives sur l’économie civile en stimulant l’innovation générale et les gains de productivité.

Pour 2026, nous nous attendons à ce que la croissance du PIB soit de 1,6 %, soutenue par la résilience de la consommation, l’amélioration des conditions de travail, les mesures de relance budgétaire, une position commerciale concurrentielle et une combinaison de politiques favorables.

 

Marchés de l’emploi

La population canadienne a diminué de 76 000 personnes, ce qui représente sa première baisse hors pandémie depuis 1947 et porte le total à 41,6 millions. Cette baisse est presque entièrement attribuable à la forte réduction du nombre de résidents non permanents, qui a reculé de 176 000 au cours du trimestre. Cette situation découle des cibles d’immigration révisées du Canada, selon lesquelles la croissance de la population devrait ralentir d’environ 1,4 million au cours des trois prochaines années. Les entreprises préviennent que les pénuries de main-d’œuvre pourraient peser sur la croissance, même si le ralentissement pourrait avoir un certain effet positif sur l’abordabilité du logement et atténuer les pressions sur un système de santé surchargé. Le ralentissement de la croissance de la population réduit la nécessité de créer des emplois pour maintenir le taux de chômage actuel.

Le marché de l’emploi a enregistré de bonnes nouvelles, car le taux de chômage est passé de 6,9 % à 6,5 % en novembre, ce qui représente la plus forte baisse mensuelle depuis le début de 2022. Toutefois, pour un deuxième mois consécutif, la plupart des gains d’emplois ont été concentrés dans des postes à temps partiel et, en novembre, le nombre de personnes dans la population active a fondu de 26 000. Il convient de noter que l’Enquête sur la population active peut être volatile d’un mois à l’autre.

Dans l’ensemble, le Canada a créé environ 325 000 emplois en 2025, ce qui témoigne d’une année de croissance inégale, mais positive. La première moitié de l’année a été morose, seulement 144 000 emplois ayant été créés jusqu’en juin, mais l’élan s’est accéléré dans la deuxième moitié. Entre septembre et novembre seulement, 181 000 postes ont été créés, et 180 000 emplois ont été créés au dernier trimestre.

La création d’emplois s’est concentrée dans les soins de santé, l’aide sociale, l’hébergement et les services alimentaires, grâce à l’apport supplémentaire du secteur manufacturier et des ressources naturelles. Toutefois, une grande partie de la croissance à la fin de l’année est attribuable aux postes à temps partiel, ce qui souligne que même si le marché de l’emploi s’est raffermi, les conditions sous-jacentes demeurent inégales. Comme le montre la figure 3, le nombre de Canadiens aux prises avec un chômage de longue durée demeure élevé par rapport à 2023, année où il a commencé à augmenter, même s’il s’est récemment stabilisé. Les secteurs liés aux échanges commerciaux ont aussi été une source de préoccupation. Malgré les pressions importantes, les fortes exportations de produits de base, le soutien budgétaire et les stratégies adaptatives des entreprises ont aidé à prévenir des pertes d’emplois plus importantes que ce qui aurait pu se produire en raison de perturbations prolongées des échanges commerciaux.

La figure 6 montre que le taux de chômage a diminué tant chez les jeunes que dans l’ensemble de la population en novembre, ce qui réduit l’écart entre les deux. Malgré cette amélioration, 2025 a été l’une des années les plus difficiles pour les jeunes Canadiens, le taux de chômage ayant atteint des niveaux observés en récession, même si l’ensemble du marché de l’emploi est demeuré résilient. Même si les conditions se sont légèrement assouplies vers la fin de l’année, des problèmes structurels, comme l’inadéquation des compétences, les pressions démographiques et les faiblesses sectorielles, continuent de poser d’importants obstacles.

Nous prévoyons que le marché de l’emploi se renforcera graduellement à mesure que l’incertitude diminuera, que le ralentissement de l’immigration modérera la croissance de la population et que la consommation constante soutiendra de solides gains salariaux réels. D’ici la fin de l’année, nous nous attendons à ce que le taux de chômage diminue à environ 6,2 %.

Figure 6 : L’écart entre l’emploi des jeunes et l’emploi dans son ensemble s’est rétréci

Un graphique démontrant la réduction de l’écart entre les taux d’emploi des jeunes et ceux de l’ensemble de la population au Canada.  

Source : Statistique Canada 

 

Date de publication : Janvier 2026

Les renseignements aux présentes peuvent être modifiés sans préavis, et pourraient ne pas nécessairement représenter l’avis de Placements Vanguard Canada Inc.

Certains énoncés inclus dans le présent document peuvent être considérés comme étant des « informations prospectives », lesquelles pourraient être importantes et comporter des risques, des incertitudes ou d’autres hypothèses. Rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas considérablement différents de ceux présentés ou sous-entendus dans ces énoncés. Ils reposent sur des facteurs qui comprennent, entre autres, les conditions des marchés des capitaux du monde entier en général, les taux d’intérêt et de change, les facteurs politiques et économiques, la concurrence, les changements d’ordre juridique ou réglementaire et les catastrophes. Toute prévision, projection ou estimation contenue dans ce document devrait être interprétée comme étant de l’information d’ordre général concernant le marché ou les placements, et nous ne déclarons aucunement qu’un investisseur pourrait dégager des rendements similaires à ceux indiqués aux présentes.

Bien que les renseignements aux présentes aient été tirés de sources exclusives et non exclusives considérées comme fiables, The Vanguard Group, Inc., ses filiales ou sociétés affiliées ou toute autre personne (collectivement appelées « The Vanguard Group ») ne font aucune déclaration ni ne fournissent aucune garantie, explicite ou implicite, quant à leur exactitude, à leur intégralité, à leur fiabilité ou à leur caractère opportun. The Vanguard Group n’assume aucune responsabilité à l’égard des erreurs ou des omissions contenues dans le présent document ni à l’égard de toute perte découlant de l’utilisation des renseignements contenus dans ce document ou du fait de s’y être fié.

Le présent document ne constitue pas une recommandation, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de titres, notamment de titres d’un fonds de placement ou de tout autre instrument financier. Les renseignements aux présentes ne se veulent pas des conseils de placement et ne sont pas personnalisés en fonction des besoins ou de la situation d’un investisseur; ils ne constituent pas non plus des conseils d’affaires ou de nature financière, fiscale, juridique, réglementaire, comptable ou autre. 

Les renseignements aux présentes pourraient ne pas s’appliquer au contexte particulier des marchés des capitaux canadiens et pourraient inclure des données et des analyses propres à des marchés et à des produits non canadiens.

Les renseignements contenus dans le présent document sont fournis à titre informatif seulement et ne doivent pas être à l’origine d’une recommandation de placement. Il est fortement recommandé aux investisseurs de consulter un conseiller financier ou fiscal ou un autre conseiller professionnel pour obtenir de l’information qui s’applique à leur situation particulière.

Dans ce document, toutes les références à « Vanguard » sont utilisées à des fins de commodité seulement et pourraient faire référence, le cas échéant, à The Vanguard Group, Inc. et pourraient inclure ses filiales et ses sociétés affiliées, y compris Placements Vanguard Canada Inc.