Nous sommes sous-pondérés en actions dans nos portefeuilles à pondération variable dans le temps. Par exemple, nous sommes plus prudents que le profil de risque traditionnel de 60 % d’actions et 40 % d’obligations. Nous sommes à 40/60.
Pourquoi ? Ce n’est pas par pessimisme à l’égard de l’intelligence artificielle ou de l’économie ; c’est en raison du risque de correction du marché boursier.
Les valorisations du marché boursier américain sont tendues. Certes, les actions ont connu une forte hausse au cours d’une grande partie de 2025, et qui sait, l’élan et l’enthousiasme pourraient se poursuivre quelque temps encore. Mais notre analyse des moteurs fondamentaux indique une probabilité accrue que les rendements à long terme soient modérés, inférieurs aux moyennes historiques.
Entre-temps, les obligations demeurent attrayantes dans le contexte de taux d’intérêt élevés. Nos modèles prévoient que, sur la prochaine décennie, un portefeuille 40/60 pourrait obtenir des rendements semblables à ceux d’un portefeuille 60/40, mais avec moins de risque. En d’autres termes, les marchés pourraient ne pas récompenser adéquatement le risque supplémentaire pris avec les actions.
Nous équilibrons également le risque au sein des catégories d’actifs. Les valorisations de la dette des sociétés sont tendues, donc nous sommes prudents en matière de crédit et de rendement élevé, mais nous sommes sur-pondérés en bons du Trésor.
Dans les actions, nos points de vue prudents découlent des actions de croissance. Leurs cours reflètent déjà des attentes élevées en matière d’intelligence artificielle, ce qui leur laisse peu de marge de progression.
Notre point de vue sur les actions de valeur est plus positif. Cela peut sembler contre-intuitif, mais si l’intelligence artificielle et les technologies tiennent leurs promesses, ce sont les actions de valeur qui en tireront le plus grand avantage.
Finalement, les actions non américaines ont connu une forte hausse en 2025, donc l’écart de valorisation avec les actions américaines n’est plus aussi grand qu’auparavant. Toutefois, leurs perspectives de rendement demeurent attrayantes, et elles jouent un rôle précieux de diversification dans le portefeuille.